Journées annuelles de la
Société Française de Systématique

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Les prochaines journées annuelles de la Société Française de Systématique se tiendront à Paris en Octobre 2004, avec pour thème: PHILOSOPHIE DE LA SYSTEMATIQUE. Elles seront également l'occasion de célébrer les vingt ans d'activité de la Société.

Vous pouvez d'ores et déjà consulter le résumé de ces journées ici.
Consultez le programme définitif de ces journées ci-dessous (ou téléchargez le en .PDF) .


PROGRAMME DES JOURNEES 2004 DE LA SOCIETE FRANCAISE DE SYSTEMATIQUE

Séance anniversaire

Organisateurs : Pierre DELEPORTE et Guillaume LECOINTRE

6 Octobre 2004

14 h 00 - 14 h 10. J.-F. Silvain, IRD/CNRS, Gif-sur-Yvette, Président de la SFS
Introduction

14 h 10 - 15 h 00. J. Cracraft, AMNH, New York
Global Systematics: A Decade of Progress and a Plan for the Future

15 h 00 - 15 h 30. Loïc Matile par Loïc Matile !

15 h 30 - 16 h 00. D. Goujet, MNHN, Paris
La SFS et son histoire

16 h 00 – 16 h 15. P. Tassy, MNHN, Paris
La véridique histoire de la SFS

16 h 15 – 16 h 45. C. Daugeron, MNHN, Paris
“ Back to the Future ” en Systématique

16 h 45 – 17 h 15. Discussion générale

18 h 00. Pot d’anniversaire de la SFS avec remise du Prix Jacques Lebbe

PHILOSOPHIE DE LA SYSTEMATIQUE ?

7 Octobre 2004

QUELS TAXONS TERMINAUX ? QUELLES CLASSES ?

9 h - 9 h 30. P. Deleporte, Université de Rennes I et G. Lecointre, MNHN, Paris.
Accueil et introduction générale : philosophie et systématique.

9 h 30 - 10 h. C. Crémière, Centre Koyré, MNHN, Paris
Concepts d’espèce dans l’Histoire : essentialisme et nominalisme.

10 h - 10 h 30. Sarah Samadi, Marie-Catherine Boisselier, Simon Tillier, Anouk Barberousse, MNHN, IHPST
Propositions théoriques pour une nouvelle définition de l'espèce

10 h 30 - 11 h : Pause

11 h - 11 h 30. Pierre Deleporte, Université de Rennes I
La définition de l'espèce (et des taxons) comme classes

11 h 30 - 12 h. Anouk Barberousse, IHPST
Qu'est ce qu'une classe naturelle ?

12 h - 12 h 30. Hervé Le Guyader, Université Paris VI
La logique des classifications pré-évolutionnistes préfigurait-elle celle de la classification phylogénétique ?

EXPLICATION OU REFUTATION ?

14 h 30 - 15 h 30. S. Farris, Naturhistoriska riksmuseet, Stockholm
A propos de Farris 1983.

15 h 30 - 16 h. Pause.

16 h - 16 h 30. Pascal Tassy, MNHN
Fait et théorie : quelles connaissances de base pour la cladistique structurale ?

16 h 30 - 17 h. Olivier Rieppel, Field Museum, Chicago
Le positivisme logique dans la ‘Systématique phylogénétique’ de Hennig

8 Octobre 2004

9 h - 9 h 30. Kirk Fitzhugh, Los Angeles Natural History Museum
Les mirages de l'hypothético-déduction en systématique phylogénétique

9 h 30 - 10 h. Dan Faith, The Australian Museum, Sydney
Quelle lecture de Popper pour les systématiciens ?

10 h - 10 h 30. Armand de Ricqlès, Collège de France
La distinction entre patterns et processes est elle désuète en systématique ?

10 h 30 - 11 h : pause

11 h - 12 h 30 : Assemblée générale de la société

QUELLE FIABILITE DES INFERENCES ?

14 h - 14 h 30. Guillaume Lecointre, MNHN
Patterns et processes : pour une systématique des sciences

14 h 30 - 15 h. K. Fitzhugh, Los Angeles Natural History Museum
L’exigence du “ Total Evidence" et l'inférence phylogénétique.

15 h - 15 h 30 : Pause.

15 h 30 - 16 h O. Rieppel, Field Museum, Chicago
“Coherence Theory of Truth ”. Le cohérentisme en Systématique

16 h - 17 h. Table ronde, animée par Hervé Le Guyader et Anouk Barberousse.

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Résumé (téléchargez la version.PDF)

La systématique est la science qui identifie, nomme les entités du monde vivant et produit des classifications. Les systématiciens sont depuis maintenant quelques décennies en plein débat sur leur épistémologie et en particulier sur la nature des entités naturelles qui sont classées, sur les concepts d'espèce et de taxon, sur la logique classificatoire, sur le type de preuve mis en oeuvre ainsi que sur la notion de fiabilité des inférences (phylogénétiques par exemple). La systématique au sens large peut-elle contenir tous les types de "systématisation" de la connaissance, de rangement organisé de celle-ci ? N'y a-t-il pas potentiellement un nombre illimité de manières d'organiser la connaissance, et donc de classifications possibles en fonction des objectifs que l'on se fixe ? La systématique s'inscrit-elle mieux dans une épistémologie poppérienne ou carnapienne ? Quelle est la réalité ou la part de l'hypothético-déduction, de l'induction, de l'abduction ? En particulier, la systématique phylogénétique est-elle hypothético-déductive, comme on l'a prétendu voici plus de vingt ans ? Procède-t-elle par réfutation d'hypothèses phylogénétiques ? Ne serait-elle pas plus proche de la démarche de l'historien, qui consiste à mettre en cohérence (fût-ce de manière informatisée) des observations faites sur la nature ? Que met-on en cohérence ? Les seuls caractères ou adjoint-on la connaissance a priori ? Existe-t-il réellement des tests et quels sont-ils ? Les systématiciens ont également à communiquer sur la nature des connaissances de base qu'il faut mettre en oeuvre pour une classification phylogénétique, tandis que certains systématiciens ont voulu éradiquer toute référence à une connaissance préexistante.

A ce débat s'en est superposé un autre sur les modalités de traitement des jeux de données multiples : ce qu'on accepte de prendre en compte comme connaissance a priori influe sur le choix du traitement séparé ou simultané de toutes les matrices de données dont on dispose. Le thème "pattern-processus" est évidemment central, il cadre une part importante du débat sur la systématique phylogénétique. Cette manière de classer en fonction de l'organisation phylogénétique de nos connaissances sur le vivant (...) semble bien se référer à un pattern qui est la représentation d'un processus dont nous connaissons a priori certains aspects. Peut-il exister une systématique biologique scientifique (phylogénétique par exemple) sans mise en oeuvre d'une loi explicative conforme à une théorie scientifique (modèle du processus évolutif dans ce cas) ? Plus largement, peut-il exister une classification rationnelle sans exposé clair des buts de la classification, sorte de "cahier des charges" des qualités requises de la classification en fonction des applications prévues de cette classification ? Peut-il même y avoir un débat méthodologique fructueux en systématique sans spécification des principes et des cahiers des charges ? Enfin, comme la philosophie dans laquelle on inscrit la systématique a un impact direct sur les modes de traitement des données, elle a un impact direct sur la notion de fiabilité des groupes (ou classes, ou clades...). Quelle fiabilité d'un groupe, selon laquelle de ces philosophies ? Tous ces problèmes seront débattus dans ces journées 2004 de la SFS.
Les coordinateurs des journées 2004 : P. Deleporte & G. Lecointre.

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